
La Vérité se Murmure sous la couette
Il fut un temps, dans un royaume lointain, où régnait un monarque despotique, ivre de son propre pouvoir. Aussi sévère que vaniteux, il n’avait que peu d’intérêts en dehors du faste et du jeu d’échecs, une passion qui occupait ses jours et enflait son orgueil. Dans chaque banquet, parmi les mets raffinés et les courtisans obséquieux, un échiquier trônait en son honneur.
Le roi, persuadé d’être un stratège hors pair, affrontait les plus habiles joueurs du royaume. Et pourtant, tous s’inclinaient devant lui, non par talent, mais par crainte. Nul n’osait le vaincre, car il ne souffrait pas l’affront de la défaite. Ainsi, chaque partie était une mise en scène où la victoire lui revenait toujours, et son arrogance, nourrie d’illusions, grandissait sans fin.
Seul un homme osait encore braver les règles tacites de cette cour emmurée dans la flatterie : le fou du roi. Lui seul pouvait rire des travers du souverain sans craindre le courroux royal. Sa mission n’était pas seulement de divertir, mais aussi de révéler, sous le masque du comique, les vérités que nul n’osait dire.
Le roi, persuadé d’être un stratège hors pair, affrontait les plus habiles joueurs du royaume. Et pourtant, tous s’inclinaient devant lui, non par talent, mais par crainte. Nul n’osait le vaincre, car il ne souffrait pas l’affront de la défaite. Ainsi, chaque partie était une mise en scène où la victoire lui revenait toujours, et son arrogance, nourrie d’illusions, grandissait sans fin.
Seul un homme osait encore braver les règles tacites de cette cour emmurée dans la flatterie : le fou du roi. Lui seul pouvait rire des travers du souverain sans craindre le courroux royal. Sa mission n’était pas seulement de divertir, mais aussi de révéler, sous le masque du comique, les vérités que nul n’osait dire.
Ata Irvani | 16/3/2025